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jeudi 7 septembre 2017

Humanisme et pouvoirs

Ce que nous nommons spiritualité – aliment au demeurant aussi nécessaire à l’homme que l’eau et le pain – n’est que le produit de nos angoisses, de notre superstition et de nos rêves, tel que s’en est emparé le monothéisme pour en faire le premier instrument de l’établissement, du développement et de la puissance du pouvoir religieux tel que nous le connaissons de nos jours.

Après qu’il eut conduit l’homme à cesser de dédier des pyramides au soleil ou à d’autres divinités, ou encore à tirer des flèches en direction des nuages pour faire taire le fracas du tonnerre, le polythéisme a été supplanté par le monothéisme, dont la référence à des Écritures dont la succession (hébraïques, chrétiennes puis islamiques) et l’apparente pluralité – en voie d’érosion – suffit à attester le caractère artificiel. Fabriquées par l’imaginaire d’homo sapiens, relayé par ses facultés d’expression et de communication, ces croyances s’inspirant plus ou moins les unes les autres se sont depuis exprimées et continuent de le faire, en se mêlant à bien d’autres plus anciennes.

S’édifiant parallèlement sur un matérialisme qui fait de l’être humain, avant toute autre considération un consommateur, et complétant ainsi les croyances religieuses de ses utopies idéologiques, le pouvoir politique a été le premier complice du pouvoir religieux, l’un et l’autre étant en voie de soumission à un pouvoir scientifique s’affirmant chaque jour davantage.

Et l’homme est le grand oublié de cette évolution, comme en atteste la disparition de l’humanisme.


Voir “Pyramidologie sociale” - Papier & Ebook :